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YOSEMITE2009 en route pour la qualif UTMB ! (c'est fait !) Pas mal de denivellé cette année, non ?
July 02 TerribleIl y a des nouvelles qui vous font prendre toute la mesure d'une vie trop courte.
Profitons de tous les instants, car tout peu s arrêter demain.
En attendant on a du mal à voir autre chose que noir.
Courage Damien. Toutes nos pensées sont pour toi.
July 01 C est parti pour un second semestre ...01 juillet Saint Titi...c'est parti...pour un second semestre de Cap me conduisant du trail d'Orbey vers Bellheim puis Villé, le semi de Rosheim puis le Marathon de Nice Cannes....Quelques petits 5 et 10 au programme également ainsi que le duathlon de Wintzfelden en septembre, mais le réel objectif sera le marathon avant une nouvelle saison de Cross plus dense que l an passé....Mais pour l instant c est encore l'été
Un bon son live ...cool mais bon...
June 27 Le trail du Pays Welche c'est quoi ?Tout d'abord c'est le deuxième du nom et cela se passe le 12 07 2009 à Orbey à 08h00 !
Il prend son départ d'Orbey, et ayant trainé mes guetres professionellement dans ce fond de vallée
Déjà Orbey est situé à 5' de Kaysersberg et 20' de Colmar, mais on ne parle pas Alsacien à Orbey, ni à Fremand, ni à Labaroche...on parle le WELLLLCHHHHEEEEEEE
D'ailleurs Tout le canton de Lapoutroie (les villages de Fréland, Labaroche, Lapoutroie, Le Bonhomme et Orbey), forme une enclave linguistique, en Alsace.
Ce parler a traversé les siècles. Le fait qu’il perdure est certainement dû à la situation géographique de ces villages : en montagne, en fond de vallée, pour certains à l’écart des axes de circulation. Sa persistance est également la conséquence du mode de vie des populations locales qui vivaient en autarcie en ne pratiquant que très peu d’échanges avec celles de la plaine d’Alsace.
Donc sur les tchèmi (chemins) de ce trail on devrait entendre ce drôle de patois roman tout en dégustant quelques brèbelles (myrtille) ... Un lexique assez marrant :
Pour revenir au parcours, La course se déroule entre 500 et 1300 m d’altitude. Elle sera plus longue que l'an passé proposant 50 kms et 2200 m de denivelé +.
D'ailleurs les organisateurs en parlent mieux que moi :
C’est un parcours magnifique et varié où vous trouverez tous les types de terrains que les trailers adorent (chemins, sentiers rocailleux ou souples au milieu des myrtilles et des fougères, chaumes et forêts) également sur les crêtes avec des paysages à vous couper le souffle (mais gardez-en, vous en aurez besoin !). C’est une succession de montées et descentes parfois très pentues avec en final la montée de la Tour du Faudé qui domine la vallée d’Orbey et de Lapoutroie. De cet endroit si vous montez au sommet de la Tour (seulement 92 marches ...) vous aurez un panorama de ce que vous avez parcouru.
Avec 50 km et ses 2200 mètres de dénivelé positifs, ce trail n’avait rien à envier aux grands !!
Dès le départ cela grimpe sur 3.5 km ce qui nous mènera aux Pierres Tremblantes 882 m d'altitude (482 de D+) :
Après un passage au Rain des Chaines (935 m) on redescend sur les basses Huttes (7eme km) (684m)
Du 12ème au 18 ème ca continue de grimper en passant par Le Glassborn, le col du Wellstein, les Hautes Huttes, le Lac des truites que j avais traversé à la nage en pleine nuit suite à un pari débil passé avec un pote VOOOOSGIEN, le Glaude, il y a qques années, l'eau fut froide d'aiileurs elle est toujours froide dans ce lac à priori...,puis on arrivera à la source du Lac Noir, point culminant de ce trail (1269 m), bref à nouveau 500 m de D+ en 6 kms...
Lac des truites et hautes Hutte (aux hautes huttes ravito solide)
S'en suit une descente raide sur les 2 lacs, noir et blanc
Lac Noir en contre bas
On reprend 300 m de D+ (C est pentu !!!) en 2 kms du 21 au 23 pour arriver au Rocher du Hans 1236 m
Puis enfin une longue descente de 6 kms nous menant au 30 ème kms...on aura dépassé la mi course !
Mais ce n est pas partie gagnée puis qu il faudra réemprunter une montée de 4 kms nous menant de 800 à 1120 m ...el le Balcon du lac blanc. C est la dernière grosse montée du parcours !
Après le profil est descendant direction Orbey . Au 37eme (Surcenord 960m) un ravitaillement solide, un dernier effort pour remonter à la tour du Faudé (44ème)
Et la descente finale sur Orbey ! Yes !!!
Le profil recapitulatif :
Et tracé :
Bref un trail qui va nous conduire de chênaies aux crêtes en nous faisant decouvrir de superbes chemins boisés, de superbes lacs sortant de nul part, et surtout nous faire vivre une nouvelle belle aventure Vosgienne !
Pour vous inscrire, c'est jusqu'au 06 juillet par courrier :
C est pas cher et commençant à avoir une petite experience des courses de montagne de notre région on en prend plein les yeux mais aussi plein les jambes
Pasta party la veille de la course, repas d'après course after the race.
Inscrits à ce jour : Fritsch Christian, Charroin Cedric, Arbogast Olivier, Moi, Seiller Thierry
D autres trailers de l'Est sont peut être interressés ( Binder Marie - Hubert, Thierry Aubert )...Moi je me rejouis d'avance !
June 23 Le long ça continue...
Connaissant pas mal de monde engagé sur le parcours, je ne puis resister une minute de plus...
Je m inscris dès demain !
Au programme du 12 juillet, donc 48 bornes et 2000 m de D+...Même pas peur
2 photos que j adore du Mva...
Et une video qui laisse augurer des belles soirées estivales lors de la diffusion des episodes de lost V
June 21 Marathon du Vignoble, reçu 4/5Je m'étais inscrit jeudi soir sur un coup de tête mais surtout avec le furieux virus d'ultra fondeur qui me tiens depuis le début de l'année...
Pour mémoire :
Trail du Petit Ballon
Marathon de Paris
2 semis en Allemagne
Trail des Roches
Semi de Strasbourg
Montée du Grand Ballon
Ultra trail du Verdon
Marathon du Vignoble
Cela en fait de la distance et du dénivellé....
Donc réveil 5h00 ce matin, petit dej qui me reussit bien gastriquement...thé vert + biscottes
Départ 6h direction Molsheim pour un départ à 7h30...Pour la petite histoire :
Question de Jaja : Qu est ce qui pousse les Alsaciens à courir aussi tôt un dimanche matin
Réponse de l'orga : La Messe à 11h00 (mais plus serieusement face aux soucis de l an passé lié à une canicule, le depart a été avancé d' 1h30...Choix judicieux ! )
Sur place je retrouve mes compères furieux Remy et Fred engagés sur le marathon duo, formant équipe avec Fred Pellegrino et Phil, Remy Vincent également sur Marathon duo avec son épouse.
Il s agit en fait d'un marathon en relais sur une distance de semi, les relayeurs prenant leur départ à Scharrabergheim.
Marie Binder prendra elle le départ du Marathon avec la furieuse intention de passer sous les 4h. (elle nous fera un 3h57 soutenue tout au long du parcours par Hubes son mari)
Pour ma part pas d'obj particulier hormis une course à sensation.
Le marathon duo partira 10' après nous, notre départ étant fixé à 7h30.
Je rejoins le départ, y rencontre Cricri l'accordéoniste bavarois et sa bande de joyeux trublions...
Dudt Roby le petit baigneur et sa bouée...des malades...des malades !
![]() Mes potes du Marathon de Paris Raph et Laurent qui partaient sur un obj de 4 heures...hummm...
Départ donné pour mon douzieme marathon... punaise déjà et toujours le même plaisir surtout sur ce parcours dans le vignoble Alsacien magnifique et avec cette ambiance conviviale ! Messieurs les organisateurs...ne remettez jamais en question cette épreuve ! Elle est magnifique !
Bon les jambes sont un peu raidos...on fera le point au semi sur mes chances de finir cette épreuve....Le verdon et ces 28 h d'épreuve c'était il y a deux semaines..
Les premiers kms sont plutôt roulants, mais attention au piège de ce marathon...le grisage !
Je maintiens une Fcm de 85% et les kms défilent dans les roues de Laurent et Raph à une moyenne de 5' au km voir quelque fois moins...hummm les 4h...
Pas grave je me laisse guider et ca papote sec...on aide même Robes le vttiste à gravir les premières montées...
D'ailleurs au 18 eme puis au 20 eme ca monte sec !
Fred nous rejoint il a comblé ses 10' de retard...chapeau...il passera le relais dans de super conditions à Phil !
Au semi Laurent et Raph s arretent un peu...moi si je m arrete ce sera la tetanie des jambes assurées...dc je continue vaille qui vaille...
Passe l'obstacle du 25 ème où j avais failli être arrêté par l'organisation l an passé (nausées + vomissements) Me fait à nouveau rejoindre par les deux lascards, uis prends leur roue...sur un ou deux kms puis lourdage volontaire...faut pas que je me grille ! Dc je me gère et ca marche plutôt bien !
La Big montée du 28 ème passée, c'était la derniere grosse difficulté, mais elle aura apporté un coup fatal à mes cuissos, relayée quelques longues lignes droites plus tard par une courte montée casse patte au 34eme...Allez plus que 8...37ème petit coup de marche puis au 39 également...Là par contre gros coup de pompe. On se fait encourager par les "semistes" relais ou purs ce qui permet de ne pas trop se laisser aller à l'alternance marche / course.
Bon faut dire que là je sens vraiment le Verdon.
Suzanne et Drine Drine me passent, quelques temps avant, Boulès, qui avait belle allure, puis Yannick Krau et Cedric avec qui je me rememorre l anecdote des sifflets du Verdon...
40eme allez 1 mn de marche et après on termine d une traite... 3H50 ! Soit un quart d heure de mieux que l'épreuve caniculaire de l'an passé, à 2 mn de mon record sur l'épreuve qui à mon avis (humble) serait tombé sans le Verdon.
Bref malgré les 5 derniers Kms à l'arrache de bonnes sensations, bcp d'encouragements tout au long du parcours de gens connu ou inconnu mais qui me connaissaient...effet blog ?
A l'arrivée Bouteille de vin blanc + tee shirt, plus le camel bag du départ et la traditionnelle médaille, on est super gatés...
Pas trop le tps de m attarder, étant invité à midi, quelques serrages de main, pas de crampes et magic system..même pas fatigué en temoignent les 2 kms à pied pour rejoindre ma voiture à Dorlisheim...
J'adore cette épreuve....Reçue 4/5
Resultats et photos à venir.... Arnaud Bucher, le vainqueur de l'épreuve :
POINT SUR LE CHALLENGE CREDIT MUT...
Mais attention..ils ont l utmb en aout... Un ptit dernier pour la routeRien de mieux que ça ...
@ dans quelques heures.... gloooops
June 18 Même pas fatigué...Dimanche approche et cela me "bouffait" un peu de savoir Jaja mon idole sur Mon Marathon...sans que j'y participe...
![]() Donc moralité après avoir écouté Khaled et magic system 1500 X
J ai decidé de bruler mes dernieres Calories et gouttes de magnesium plutonium sur le Mva version épreuve reine...
Départ 7h30 sans objectifs juste pour le fun !
@ priori des furieux présents sur Marathon duo avec des équipes de feu :
Phil Fred / Fred Pellegrino Remy / Sandrine Helêne / la Remy's family en marathon duo (2xsemi) + Boulès sur le semi...
Et des collêgues du Marathon de Paris sur le long (Raph Laurent....) + Cri Cri
Depart 7h30 avec une arrivée qu on tentera avant 11h30....Mais 42 c est long surtout après mon periple du Verdon !
Pssss....même pas peur ! June 15 VCC le résuméVerdon Canyon Challenge 06/07 Juin 2009
Il m a fallu une bonne semaine de retour sur terre avant de m’assoir derrière un écran et commencer le récit de cette sacrée aventure de manière objective sans trop utiliser de superlatifs de type marseillais… Néanmoins les termes grandiose, magnifique et infernal devraient rejaillir tout au long de ces lignes. Réveil le vendredi 03 heures du mat en rassemblant les dernières affaires. Pas intérêt à avoir oublié quoique ce soit, du moins pas ce qui est obligatoire : un sifflet (euh pourquoi ???), une couverture de survie, le portable, l’Ign, mes ravitos, casquette (pour moi ce sera un buf), affaires de rechange, poche à eau, Bande strapping, Coupe vent. Ok tout semble être là…c’est parti direction Colmar chercher mon Frérot qui m’accompagnera tout au long de cette aventure. Sympa ! En gros 9 heures de route à travers la Suisse Genève, les Alpes, (Grenoble, Gap), on passe devant l’Alpes d’Huez, le style devient méridional enfin nous voilà dans le Verdon. Punaise quel décor, Moustier un village accroché en flanc de montagne, Aiguines vraiment typique avec ses Artisans Santons, sa Laverie, ses rues carrelées, son château, sur les hauteurs du Lac de Sainte Croix, magnifique Lac avec une eau couleur verte ! Par contre le temps pas terrible, du vent, de la pluie par intermittence…mais dès que le soleil pointe c’est piquant ! Direction le gite et première frayeur, je ne sais pas si c est du à la fatigue ou à un début de sénilité, plus moyen de me rappeler le nom du gite. L’adresse que j avais imprimée s’avère erronée… Bref vite direction l’Office de Tourisme qui me donnera la liste de noms de gérant de gite…et ouf Albiani Patricia, oui c’est bien elle… Déballage des affaires, moi je n y serai qu’une nuit, d’ailleurs courte, puisque le réveil sera re-prévu à 3 h du mat pour un pointage des coureurs à 4h puis le départ à 5 heures. Prépa du sac qu’il faudra présenté prêt avec le matériel obligatoire à l’orga de la course pour le retrait du dossard. Très pro tout ça ! D’ailleurs je me sens tout petit lors de la pasta en discutant autour de moi avec des gars bien rodés affutés…des guerriers quoi… M’en fiche après tout ils pensent peut être la même chose de moi…Aux questions de temps visé, escompté, espéré, je réponds modestement : avant tout finir et dans les temps ! Nuit courte avec un réveil qui n’est pas sans me rappeler un réveil « La Rochellien » capable de réveiller tout un immeuble…déjà pas mal de Sms d’encouragements…Merci à tous ! Sympa aussi le petit déj concocté par nos hôtes malgré l’heure avancée ! En plus avec tout ce qu’il faut ! Ce coup ci j’évite le café, prends plutôt un thé avec tartines, derniers moments de confort… 4h10 sur place, enregistrement avec un « tac » électronique qui sera à passer devant une borne électronique à chaque ravito… Une pluie fine, bref le coupe vent Quechua sur les épaules, le Buf en corsaire, dernières recommandation avec une crainte de l’orga, devoir dévier le parcours à cause des roches glissantes le long du ravin du Verdon…glaglagla…c est quoi ça ??? 5H le départ C’est parti, assez rapide sur les hauteurs d’Aiguines avec la Frontale puis on emprunte le Gr 99 qui nous conduira sur le plateau de Merges avec un premier tronçon de 10 kms et déjà un dénivellé + de 816 m assez condensé après 2 kms de montée raide…Ca calme ! , premières descentes aussi sur des pierres assez polies et rendues très glissantes bref déjà l’attention doit être à son max. 1er ravito, tout va bien, 1h30 d’avance sur le temps limite, pointé 76ème, bien mon Titi. Le deuxième tronçon est bien plus long et nous conduira au sommet du Col d’ Illoire après avoir longé le Verdon... 1000 m de D+ autant en D- mais une D+ à nouveau condensée. Je m’arrête le long du Verdon pour prendre quelques clichés, magnifiques…une eau claire… il s’est arrêté de pleuvoir et l’organisation a maintenu le parcours…ouf, cela aurait été dommage de rater ce spectacle de grande classe qui nous fait oublier la dureté du parcours. Très peu roulant, on escalade des rochers, on tient une main courante de la main gauche, les batons de la droite, on évite de trop regarder le vide, bien que splendide… Je double quelques gars, me fait reprendre par d’autres, sympathise avec certains… Justement je suis derrière ce gars avant d’attaquer le gros du dénivelé du tronçon par des échelles et via ferrata et escalade. A la vue de ce tronçon il se met à vomir et à se sentir mal, au sommet de la via ferrata se trouve des gars de l’orga, je les préviens du malaise du concurrent et continue mon ascension. Elle fait très très mal d’ailleurs. J’arrive au sommet avec le cent bornard qui m’avoue ne jamais avoir connu un tel dénivelé et sur le plateau on fait quelques bornes ensemble en se relayant. Soudain the big mouise… on est à peu près au 22-23 ème km, mon pied droit se prend un obstacle rocher ou racine je ne sais pas : résultat : vol plané et en retombant le genou gauche vrille en craquant. Belle douleur, mais je continue en espérant que cela va passer. D’un coup un nouveau mur devant nous : et là je vais avoir beaucoup de mal à monter m’arrêtant toutes les 2 mn…infernal…il est où ce putain de ravito…dire que l on n’est même pas à un tiers de la course… presque au sommet je vois mon frère qui m’encourage en me disant que quelques centaines de mêtres après le sommet j’y serai…La folie, l’enfer… un coup d’œil au genou, ca y est il enfle…j y crois pas…je ferai le point au ravito… Arrivé à Illoire, je prends mon temps sur ce ravito, je compte 3h d’avance sur le temps limite…Assis mon frère me cherche coca + fruits secs… allez un coup de gerbe et ca repart…le troisième tronçon parait un peu plus calme et plus roulant avec seulement 500m de dénivelé et surtout de la descente… Je vais à la camionnette de l’orga demander le médecin pour qu’ il me soigne le genou…et là je vois un gars couché en train de se faire recoudre la tête…punaise je suis où là… Allez go je repars on verra à l’issue de ce troisième tronçon… celui-ci passera comme une lettre à la poste, m’offrant le luxe de faire quelques kms supplémentaires…et oui la rubalise n’est pas trop présente, en plus de couleurs jaune noire, j’ ai raté sur ma gauche deux rubalises indiquant un chemin en descente…bref…3-4 kms de plus…en montée en plus…Heureusement que j’ai rencontré deux gars arrivant à ma rencontre ayant fait la même erreur que moi ! On arrive sur une portion de route bien roulante, je rejoins l’ami Jordan accompagné d’un acolyte qui abandonnera à ce ravito. Mon frère est fidèle au poste au ravito, lui dit que cela va beaucoup mieux, le genoux fait un peu mal mais c est supportable… Par contre la course va se durcir sur les 2 prochaines étapes. Pour arriver à Mayreste il faut déjà monter ce mur devant nous…846 m dont env 700 sur 2 kms… la folie…le soleil répond malheureusement ou heureusement présent il est 14h30…déjà 9h30 de course de ouf… il fait chaud, et cette montée sera très dure….j’en fais une partie avec un Anglais qui me confie au bord des larmes qu’il abandonnera au prochain ravito…punaise l’hécatombe…je lui ai dit de monter step by step…en marquant quelques pauses et qu il se dise qu’after the rain the sun will be there…Punaise mais moi aussi je ne suis pas bien…à 3 kms du ravito et le début d’une descente très technique, je vois Cédric mon frère qui fera ce tronçon avec moi….Punaise les orages des derniers jours ont provoqué plein d’éboulis sur les chemins ce qui fait que l’on est obligé d’être sur ces appuis…tout le temps et dans quasi toutes les descentes depuis le début de la course et il en sera ainsi jusqu’à la fin…Rien à voir avec nos chemins Vosgiens……et là le genou morfle…je me replante déchirant mon bas de contention droit sur un rocher… Un truc de dingue… je repars…enfin un tronçon roulant….ca y est on est au 4ème ravito…5h30 d’avance…excellent. Jordan un kiné d’Antibes, celui là même qui ne se sentait pas bien avant la via Ferrata est là également. On choisira de partir ensemble et de rester ensemble jusqu’à Maline… Il connait le parcours l’avait reconnu le mois dernier. Sur cette course pour l’instant on s’était croisé puis re depassé… Maline prochain ravito permet aux concurrents de manger chaud, de la soupe, des pates, de se faire masser, de se faire soigner ampoules ou autres soucis de pied ainsi que pourquoi pas passer quelques heure de sommeil….bref l’étape de mi course. On l’atteint après quelques montées mémorables et infinissables, des paysages de dingue…On arrive à Maline à 20h20 moi en gardant mon rythme Jordan en accélérant sur les derniers kms… Entre temps nous avions rattrapé l’ami cent bornard accompagné d’un médecin qui n arrivait plus à mettre un pied devant l autre, totalement tétanisé…une course de dingue…du jamais vu ! Super massages, cela fait du bien, les pates ne passent pas, hauts le cœur, je me venge sur la soupe. Perdu sur le plateau On discute avec l’Orga, avec des concurrents qui décident de se reposer une heure ou deux, dont Jordan. Un couple repart je repartirai 10 mn après eux me disant que je devrais les rattraper sur le plateau de Merges. Le fait de repartir avant la nuit permet de bien gérer une descente dans les gorges assez délicate, et surtout je pense qu’il était important de ne pas trop rester sur place pour éviter que les jambes se tétanisent, Jordan ne repartira pas. Passage d’un pont de singe magnifique avant la remontée sur le plateau … pas trop de soucis je rejoins le couple dans cette montée puis sur le plateau je les lâche mais là gros soucis, on est dans le maquis avec souvent des buissons qui obscurcissent l’horizon, me plante une première fois, en profite pour enfiler un coupe vent, retrouve le couple, les reperds, me paume complètement me retrouve en pleine nuit au bord d un ravin à 1500 m d’altitude…les renards jappent autour de moi…la lune est quasiment pleine et de couleur orangée…et je ne sais plus où je suis…les organisateurs nous confieront à l’arrivée que des randonneurs ont débaliser le parcours sur ce tronçon occasionnant pertes et abandons… En tout cas pas moi…je me place sur le point le plus haut…je savais que j’étais suivi 10-15 mn derrière par un autre concurrent… je vois la lueur de sa lampe frontale approcher, je donne un coup de sifflet, ca y est on se rejoint…à 2 on arrivera à retrouver le Gr et ne pas le perdre en prenant les décisions à 2….ca y est la descente sur le camping d’Aigle… on s’en est sorti….Mais punaise quelle aventure… Lui abandonnera Ko,blasé, lassé, mort il ne repartira pas…à Aigle on a rejoint les Thomas…le couple qui m avait lâché sur le plateau…qui a rencontré les mêmes soucis un peu plus loin… 72 kms, 4 heures 30 d’avance…3 h du mat… allez on va jusqu’au bout… Direction…l’arrivée On repart ensemble direction Bauduen et ses 17 kms mais un parcours plus roulant le long du lac. Dans le couple c’est Madame qui imprime un super rythme à tel point que l on reprend un à un des concurrents et on forme un petit peloton de 8 coureurs…L’aube pointe le bout de son nez…mais c est là qu’il fait le plus froid… à l’amorce d’un nouveau mur de 500 m de D+ je me détache du groupe et décide de finir au plus vite…je rencontre des gars qui s’étaient égaré sur le dernier tronçon, c'est-à-dire qu’ ils avaient déjà atteint le point de ravito que je cherchai à atteindre mais il ne trouvait plus le bon trajet jusqu’à l’arrivée…je continue, le jour est arrivé et j’arrive à Bauduen avec 7 heures d’avance sur le tps limite…là c est sur même en rampant je terminerai dans les temps. Là on me dit que je suis 56ème…punaise sur 140 au départ c’est inespéré, compte tenu des différents stades par lesquels je suis passé….Le soleil se met à chauffer, quelques fois brûlant, faut pas trainer..Allez Aiguines approche…encore 629 de d+ et 380 de d-…pas de soucis pour le balisage sur ce dernier tronçon, une petite hésitation en traversée de route, oui le balisage en face était en contre bas..je fais demi tour…remonte…punaise mais, mais mais c est le château d’Aiguines qui se dessine…je remonte au château, traverse son jardin…l’arche de l’arrivée…la folie…on m’annonce au micro…je franchis la ligne…tout de suite des membres de l’orga me prennent en charge me parlent pour voir si je ne suis pas à deux doigts d un malaise vagal…non tout va bien…incroyablement bien…une nana se propose de me prendre en photo…je m’isole un peu …réalise ce que je viens de faire…la folie…de la pure folie… Un parcours infernal qui provoque nos limites, des organisateurs dévoués, un paysage fabuleux, un dénivelé de dingue car concentré, quelques fois un jeu de piste, mais punaise quelle aventure, une de ces aventures qui vous marque à vie… Je téléphone à mon frère pour le prévenir de mon arrivée, il ne m attendait que pour les midis…là il est 9h22… Je préviens Valie pour lui dire que c’est bon je suis arrivé au bout…je l’entends hyper contente en bout de fil.
Ca y est je suis qualifié pour l’UTMB 2010…Je n’ai à ce jour rien fait de plus dur que ce que j’ai effectué sur cette course. Merci à ma p’tite femme et mes enfants de m’avoir permis de faire autant de sorties ces derniers mois, autant de compètes aussi… Merci aussi à Françoise de nous être entrainés comme des fous depuis les cross hivernaux dans le dénivelé du Nord de l’Alsace par pluie vent neige boue, puis en alternant vélo. Tu es une sacrée championne et quelqu’un d’exceptionnel. Et merci à tous pour vos encouragements, je ne suis pas une chochotte, mais ca fait du bien…surtout quand on est dans le dur à deux doigts d’abandonner. Mail de l'organisateur : Chers participantes et participants du VCC 2009, 100 et 35 km Tout d'abord je voulais vous remercier de nous avoir accorder votre confiance, vous avez toutes et tous accomplis un exploit sportif personnel. Vous avez été pendant ces 2 jours les grands acteurs d'une épreuve des plus difficiles aussi bien sur le plan technique que mental. L'équipe d'AERIA et moi même ne pouvons que vous féliciter de cette performance. Nous saluons aussi ce qui malheureusement n'ont pas pu aller au bout de ce long périple, ce n'est que partie remise. Nous sommes ouverts à toutes suggestions pour apporter des améliorations à cette épreuve. Il est vrai que nous avons subit quelques désagréments sur le débalisage sauvage, fait par quelques imbéciles, je m'en excuse pour eux. Par contre ceux qui osent dire que cela est un problème de budget, devraient d'abord savoir de quoi ils parlent, et puis si malheureusement ils ne savent pas lire une carte cela est grave. Certains d'entre vous qui ont eu quelques problèmes d'orientation n'ont pas hésiter à nous contacter et nous avons répondu présent, pourquoi les autres ne l'ont ils pas fait? Je pense qu'ils leurs manquaient le téléphone portable, même là ils ne savent pas lire le règlement, cela y était bien spécifié, je crois qu'ils se reconnaîtront ou plus tôt il se reconnaîtra, cette personne est de ma région et nous avons eu une discussion ensemble, mais là aussi je pense qu'il n'a pas compris le sens de mes paroles. Encore une fois n'hésitez pas à nous faire remonter vos suggestions. Merci et bonne continuation dans vos activités sportives. Très cordialement Jean GIACOSA June 08 Un truc de dingueRapidou un ptit Post et oui ... toujours en attente de mon Modem "merci Alice" donc on bricole un peu...
Ce qui n'était pas le cas entre Aiguines et Aiguines pour 28 h de folie, ok les paysages étaient magnifiques mais l'épreuve un enfer, bcp d'abandons de pertes de blessures, un truc de dingue que j'ai eu la chance de finir malgré une entorse au genou en serrant les dents.
C'est fou comme ce genre de choses peuvent vous faire chialer à l'arrivée...
Me voilà qualifié pour l'UTMB, merci à vous tous pour vos encouragements ! Grace à vous je n'ai rien laché !
June 02 Quelques News...Quelques News entre transmission de témoin au niveau pro, Absence de Modem au niveau privé et par contre pas mal de séances d'entrainement semaine dernière avec bien sur du dénivellé ...surtout jeudi
Dimanche une vingtaine de bornes à pied, avec Aurelien en porte bidon, le reste du temps, du vélo en mode moulinage ...bref de l'activité...à 72h de mon départ pour Aiguines.
En tout cas j ai la grinta...comme on dit dans le jargon....footballistique...*
J'irai au bout
Yessssssssss
* @ propos retour sur les terrains verts pour ma 40eme année, on m'a convaincu...
Autres news :
Mon inscription à Nice-Cannes le 08 novembre 2009
![]() Ma participation au trail d'Orbey le 12 juillet en compagnie de boules , Cricri et autres trailers fous..
Et surement une surprise pour le 21 juin avec un jeu de sur compensation en compagnie de JAJA ??? Kècècè ??? devinez ....
Un indice : 4/5.... May 27 Le Verdon ça approche...Voilà plus que 9 jours et 22 heures... Et c' est parti...pour la quête du Sesame de l'UTMB 2010.
Mais ce Sesame passe par un serieux test, 102 kms, jusque là ça peut le faire, 6800 m de D+, là même si ca peut plus cela doit le faire....
![]() ![]() Donc là apès un gros bloc d'entrainement de Jeudi à lundi dernier avec Vélo Gros Braquet + dénivellé en cap (grand Ballon Pfaffenschlick Pigeonnier) on va commencer à alléger pour être frais la semaine prochaine...
Allez toute juste quelques sorties...juste , juste un peu, pas trop...promis...
Quoique encore un peu de denivellé du coté de Seebach Hunschpach rectangle jaune et triangle vert du côté des Vosges du Nord...
May 22 Montée du Grand BallonUne superbe course, parmis les plus belles que j'ai pu effectuer ces dernières années.
Support de la coupe du Monde de course de Montagne, le départ avait un goût international entre Anglais, néo zélandais, néerlandais, belges, suisses , allemands...
Bon pour moi pas d'objectifs sur cette course, juste d avaler encore du dénivelé et de retrouver des bonnes sensass.
Après un pique nique en famille, je choisis de prendre un départ tranquilou en me placant en arrière du peloton.
Sur le premier km, assez roulant je double pas mal de monde afin d'éviter de me retrouver trop géner dans les premiers étranglements et chemins de cabris...
Km après km j'entreprends ma remontée avec de supers jambes (merci Lingo de m'avoir fait connaitre le creux de la vague), commence à la mi course à doubler des cadavres partis trop vite.
La première montée jusqu'à Goldbach est super raide, une nana de l'orga me dit dans le village que le plus dur est passé, que le reste de la montée est plus doux...étonnant qd on voit au loin le radar du sommet pointer...
Du coup je mets les bouchées doubles adoptant simplement la marche rapide dans les portions à 15-20%
Et je continue ma remontée.
30° au départ au 8ème la pluie commence à tomber et on passe à 12-15 ° avec du vent...glaglagla....ca ne s arrangera pas jusqu au sommet !
Dans l ultime montée (3 derniers kms) je suis un peu bloqué par des gars calant, surtout dans la derniere partie jusqu au radar mais sur les 500 derniers metres je les pousse à courir en les boostant un peu...surtout le gars de l asptt qui décide de rejoindre le club vosgien à l issue de la course ...
Tout au long de la course je rencontre Boch Eddie, Schortz Eddy du Rts (qui avait fini devant moi au petit ballon), Max Galim, bref pas tout seul qd même
Dernière descente rocailleuse et boueuse et ..venteuse et frileuse et arrivée style Alpes d'Huez acceuilli par pas mal de monde des 2 côtés du chemin...Génial !
J ai avalé sans soucis le denivellé avec de supers sensations (liées à un départ prudent ?), je me suis bcp écouté et à l'arrivée j'avais encore bcp de watts dans les cuissos.
Je termine en 1h37
Une course magnifique à refaire en 2010...Vraiment on habite une superbe région...
May 19 Au programme ce JeudiEt oui à moins d'être un stakhanoviste du service publique de la restauration ou de chaines de montages et je pense en oublier de plus en plus....Jeudi pour j'espère encore la plupart d'entre nous est un jour férié ! Et oui c'est l'Ascencion...
D'ailleurs, Ascencion, c est le cas de le dire, car pour quelques uns d'entres nous ce jour férié rimera avec l'Ascencion du plus haut sommet d'Alsace....devinez devinez devinez....Non c est pas le Ballon d'Alsace, ni le Mont Blanc....mais le Grand Ballon : Altitude : 1424 M
Voilà pour la géo...
Pour le sport c 'est autrement plus compliqué :
Départ à 15h00 de Willer sur Thur pour les Masculins et à 14h45 de Goldbach pour les féminines :
Ca va être chaud, le profil est quasi exclusivement orienté en D+, 1241m de D+ sur 13 bornes...En plus il va faire chaud.
En fait le dossard a été offert par Alsace en courant, un super site pour les amoureux de courses natures ! Jetez y un oeil c est une bible d'information ! (pub off)
Compte tenu de la proximité du trail du Verdon ce sera un bon entrainement, allure entrainement, de toute maniere je ne peux pas forcer dc j'essaierai de prendre l'allure pour dans 3 semaines...
Si quelqu'un souhaite être de la partie possibilité de derniere minute ...
Dernière minute : possibilité de s'inscrire sur place le jour de la course uniquement de
10h à 11h30 à la salle polyvalente de Willer-sur-Thur au tarif majoré de 15 Euros (Inscription: 30 Euros)
Un tee shirt technique Asics sera offert à tous les participants @+++++
May 17 Lingo et MerkurBon on va pas aller par 36 chemins...fait iech !
Yannick me cherche à 8h10, ponctuel et motivé le bougre pour un depart à 9h45.
Mauvais réveil, un peu mal au crâne, le nez dehors...bon il va faire chaud....allez zou on rassemble les affaires et go !
Petit échauffement, 4 tours de piste, départ comme d hab sur la route après avoir salué Mémo, ça fait plaisir, Roland, Eddie, et un revenant qui a l air sacrément affuté Ludo.
Pas d'objectif pour moi vraiment sur cette course qui ne m a jamais vraiment réussie.... 41'50 en 2007 40'42 en 2008, de serieux doutes sur le kmtrage ( du 4 au 5) enfin bref, on s en fout ! Pour une fois qu il y a une course dans la région !
Premier km en 3'37 gloups, un peu rapide, mais c est un faux plat descendant, Yannick est devant en 3'34, 3'44 le second excellent mais au 3ème une douleur à l arrière de la cuisse qui me suivra toute la course...
Après le Verdon ce sera vitesse / Frac / Vitesse / Frac ...
Yannick et Ludo termineront aux 13 et 14 eme place en :
Contrat rempli pour eux ! Quant à Memo il fera un super temps sur un parcours loin d'être facile avant de s'aligner sur le triathlon de Bischwiller l'après midi en individuel ! Faut le faire !
L'après midi c'est direction les hauteurs de Baden pour une marche rapide en montée avec Mister Aurelien qui a super bien tenu le choc ! Bravo bonhomme ! Retour après 1/4 d heure de transat au soleil en courant toute la descente...Encore une fois bravo !
Mais bon la douleur a la cuisse était encore là.... ca aurait pu être pire on a echappé à l orage à 1' près ! Sinon Bravo à l'équipe la plus furieuse du Vcustri qui terminera à la seconde place en relais ! Bravo !!! May 16 Trail du Verdon, merci Christophe pour ton resumé...glaglaglaOctobre 2007, dans les jours qui ont suivi La Diagonale des Fous, après avoir pris le temps de digérer mon abandon, je décide rapidement d’y retourner en 2008. Hors de question de rester sur un échec !!!!! En analysant ma préparation à cette course, je pense avoir démarré celle-ci trop tard dans la saison (avril), de n’avoir pas assez fait de dénivelé et surtout de ne pas mettre entrainé sur des terrains ressemblant quelque peu à ceux de La Réunion. Pour 2008, je me mijote donc un petit planning sur mesure qui démarre dès le mois de janvier. J’essaye d’être très progressif dans ma préparation passant de 19 kms pour mon 1er trail (La Nartuby) à 32 pour le deuxième (Balcons d’Azur) puis 50 pour le troisième (les Allumés de la pleine Lune). Se rajoutera ensuite un trail off bien sympathique d’une trentaine de kms dans les calanques entre Marseille et Cassis et me voilà fin prêt à attaquer le 1er objectif de ma saison le Verdon Canyon Challenge (102,5 kms pour 6150m de D+ et 6000 de D-). Tous les récits que j’ai pu trouver sur le net montrent que cette course est très dure et ses sentiers semblent se rapprocher sensiblement de ceux de La Diagonale, exactement ce qu’il me faut !!!! Vendredi 27 en début d’après-midi, départ en compagnie de mon copain Gilles, qui participera au 35 kms, pour Aiguines. Nous allons tranquillement récupérer nos dossards (ou nous apercevrons rapidement Did06 très stressé pour son premier 100 bornes) puis nous filons à coté de Moustiers prendre possession des chambres que nous avons loué. A quelques heures d’une telle course, malgré la difficulté de cette épreuve, je suis vraiment très serein. Certainement deux raisons principales à cela : - ma préparation s’est déroulée comme dans un rêve. - l’expérience emmagasinée sur La Diagonale des Fous malgré mon abandon me permet de bien appréhender ce type de course et de ne pas renouveler certaines erreurs. Nous passerons ensuite une super soirée en table d’hôtes ou nous rigolerons comme des petits fous jusqu’à minuit. Cela m’évite un peu de gamberger et ayant bu un bon petit rosé fruité, je m’endors comme un bébé. Samedi 7h30, après un petit déjeuner en compagnie d’un autre participant au 100 kms, nous prenons avec Gilles la direction d’Aiguines pour une journée qui s’annonce….chaude !!!! En effet, la chaleur est déjà présente et ne laisse rien augurer de bon pour la suite de la journée. 8h30 nous retrouvons Did06, toujours aussi tendu, et attendons patiemment le pointage de tous les concurrents. Bizarre ce pointage interminable ou l’organisation appelle au micro un par un tous les participants : surprenant, je n’ai jamais vu cela. 9h30 ou plutôt 35 ou 40 à cause du pointage, c’est le départ. Ayant étudié longuement le profil, je décide de partir prudemment car nous démarrons d’entrée par 5 kms de montée avec 840m de D+. Gros bouchon dans le village, rien de grave cela nous permet de partir cool, cool……..J’effectue cette montée au train, bien calé derrière les concurrents me précédant, ne doublant personne. Did et Gilles sont justes derrière moi et cette montée se passe vraiment bien. Nous avons déjà un aperçu des paysages que nous aurons toute la journée avec une vue magnifique sur le lac de Ste-Croix. Sublime !!!!!! 1h20 plus tard le sommet est atteint, il commence déjà à faire chaud, et j’attaque alors la descente. C’est là que j’avais décidé de démarrer réellement ma course. Et hop c’est parti……..je dévale la pente comme un cabris malgré les pierres et double à ce moment là un grand nombre de concurrents. Sur la dernière partie de la descente…….aie…….un petite alerte avec une belle torsion de la cheville……… ….pfffffffff…………..il faut te calmer Christophe…….tu fais un cent bornes merde…..fais pas le barjot là……..je décide sagement de ralentir et de prendre moins de risques. Qu’est-ce que vous voulez, je suis incorrigible, mais les descentes c’est mon truc….. Bon l’air de rien quand même, le temps que la cheville chauffe, je boite bas !!!!!!! Gilles revient sur moi et nous arrivons ensemble au premier ravitaillement de Petite Forêt (10,5 kms en 1h50). Je prends le temps de refaire le plein du camel et de mes gourdettes car le salut aujourd’hui passera par une super hydratation. Par contre le ravito de l’organisation semble très léger pour une telle course et cela sera récurrent sur la totalité du parcours. Heureusement qu’avec mes gels et mes barres je suis pratiquement autonome !!!!! Pas mal de concurrents nous dépassent alors, ne s’arrêtant que très peu de temps au ravito. « Laisse les faire » dis-je à Gilles « le temps que nous perdons là, nous le récupérerons au centuple plus tard ». Juste avant de repartir, nous apercevons pour la dernière fois Did qui arrive au ravito et semble déjà fatigué. Le soleil tape de plus en plus, heureusement pour l’instant, nous passons souvent sous des arbres ce qui nous permet d’être assez souvent à l’ombre. Nous continuons à descendre, passons le ravitaillement Cavaliers puis attaquons à longer le Verdon à flanc de falaise sur une petite corniche avec juste une petite corde pour vous retenir en cas de problème. Je suis bien, j’en profite pour admirer le spectacle magnifique de ces gorges et j’en prends plein les yeux : que la nature est grandiose !!!!!!! Et là soudainement, gloupppsssssssss………………d’un coup se dresse devant nous un véritable mur pour arriver à la Sortie Vidal, en gros 400-500m de D+ pour à peine 2 kms………des échelles, des cordes………là je dois reconnaître que je commence à serrer les dents mais malgré tout, j’arrive à garder un bon rythme et finalement l’un dans l’autre cette montée terrifiante ne se passe pas trop mal. Gilles est toujours là et nous attaquons une succession de montée-descente qui nous mènera avec toujours des vues fantastiques sur les gorges, au pied du Col d’Iloire. Et c’est reparti pour une bien belle montée heureusement pas trop longue. Je commence à ressentir la chaleur mais je sais qu’il y a un ravito juste au sommet alors je m’accroche et m’arrache vraiment pour grimper sur un bon rythme. D’un coup, je me retourne……..plus de Gilles, il a disparu en quelques mètres (j’apprendrai après qu’il a eu un énorme coup de barre). J’atteins enfin le sommet (28 kms en 5h45) et prend le temps de souffler une quinzaine de minutes car je commence à ressentir une certaine lassitude. Allez hop, il faut repartir, j’aperçois une dernière fois Gilles qui arrive au ravito : il me dit qu’il est moins bien mais qu’il finira sans problème (il ne lui reste que 7 kms) et me souhaite bonne chance en me disant que j’étais vraiment « fada » et qu’il ne savait pas comment j’allais pouvoir tenir 102 kms. Le fait d’avoir fait ces 28 premiers kms à deux m’a permis de ne pas voir le temps passer mais maintenant je suis seul. Je me lance alors dans une belle descente qui me permet de me refaire une petite santé. Les kms défilent et j’arrive au km 38 Carrière. Commence alors pour moi un véritable chemin de croix avec une montée d’environ 4 kms pour 890m de D+. Dès le début, je sens que je suis moins bien. La pente est plus que raide et malheureusement je n’ai plus de jambes. A ce moment là je me demande ce que je fous là, putain Christophe tu « fais chier » à te mettre dans des galères pareilles……..j’en peux plus, en plus dans cette montée pas un arbre, aucune ombre, le cagnard est à son maximum…..la galère quoi…….je suis à deux doigts d’exploser…….. il faut que je stoppe ………ouppsss…..ni une ni deux je m’allonge, me met la casquette sur les yeux et j’essaye de faire le vide dans ma tête…… Je me repasse alors deux phrases qu’il faut toujours garder au fond de soi sur ce genre de course : - après un coup de moins bien vient toujours un coup de mieux. - un coup de pompe est pratiquement toujours lié à une mauvaise gestion de l’alimentation ou de l’hydratation. Je décide donc d’ouvrir ma plus grosse barre énergétique, l’avale lentement en prenant soin de bien boire. Le fait de souffler, m’a déjà permis de me calmer, je me relève et repars très lentement. Plusieurs concurrents me dépassent mais finalement je m’aperçois qu’au fil des pauses des uns et des autres je les rattrape un peu plus tard et cela me redonne un peu le moral. Au milieu de cette montée, un de ces concurrents que j’ai déjà croisé plusieurs fois me lance en me doublant « allez suis moi je te donne le tempo, accroche toi »……très sympa mais malheureusement pour l’instant je n’ai vraiment pas les jambes pour le suivre et je préfère finir la montée à mon rythme (vous verrez plus loin dans mon récit que cette personne aura une importance capitale sur ma course !!!!). Dans l’immédiat la galère continue et je suis obligé de m’arrêter régulièrement, les jambes me brûlent et pour l’instant je ne vois vraiment pas le bout du tunnel…….Dring, dring………le téléphone sonne et là vous pouvez pas savoir ce que ça fait du bien de pouvoir parler à quelqu’un……c’est Oliv de CLM, bien entendu j’essaye de ne pas trop lui montrer que je suis à la rue, il m’encourage, me passe le bonjour de tous les CLM qui sont de leur coté au marathon du Mont-Blanc, grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr….lorsqu’il raccroche, j’ai de nouveau les crocs………Oliv du fond du cœur un immense merci pour ce coup de fil………….allez maintenant on va se la finir cette « putain » de montée………….de loin j’aperçois d’immenses poteaux métalliques Edf qui me font dire que le sommet n’est plus très loin, la pente est beaucoup moins raide et je recommence à avoir la « gniaque ». Je reçois un coup de fil : c’est Did et il m’annonce qu’il a abandonné, merde ça me fais « chier » pour lui. Il faut que je la finisse cette course…….Ca y est enfin, je bascule dans la descente, oufffffffff…..un moment diabolique de passé (j’avais déjà connu cela à La Réunion avec la montée du Taibi) La descente se passe très bien, je reprends mon rythme de croisière et redouble presque tous les concurrents qui m’avait repris dans la montée. J’atteins enfin le ravito de Mayreste qui marque presque la mi-course (49 kms) en 11 heures tapantes. Je suis beaucoup mieux, je refais une belle pause d’un quart d’heure, m’alimente bien, me remet un peu de nok sur les pieds, enfin pour tout dire tout va beaucoup mieux. Il est 20h37 et le soleil commence à disparaître, il fait beaucoup plus doux, moi qui adore la nuit, tous les signaux sont de nouveau au vert……. Je repars tout seul et me lance dans une nouvelle série de montée-descentes qui dans l’ensemble ne sont pas trop pentues et relativement agréables à faire, je me régale !!!!!! Dring, dring, dring ……..le portable ne passait plus dans les gorges et d’un coup je reçois plusieurs messages, Latortue, Collange, Bogey, Fab, Vince……. tous les CLM sont derrière moi et cela me fait un bien énorme. Merci à vous tous !!!!!! Le Bastidon est atteint à 21h46 et après un arrêt très bref ou je sors ma frontale, je repars immédiatement direction Le Chalet de La Maline ou est prévu un ravitaillement pâtes. Il fait maintenant nuit et je rejoins un, non une concurrente. Son rythme me convenant à peu près, je décide de rester avec elle. 22h43 nous arrivons à La Maline. Là pour la seule fois de tout le parcours, je prends une chaise et mange une bonne assiette de pâte. Manger chaud me fait le plus grand bien. De son côté la concurrente avec lequel je suis arrivé n’est pas au mieux, elle a les pieds en sang et remplis d’ampoules, c’est la dernière fois que je la verrai. Nous sommes nombreux à ce ravito et la plupart des raideurs font une grosse pause. Au bout d’un quart d’heure (je m’oblige à ne pas faire plus de pause car après j’ai toujours du mal à repartir), je profite du départ de deux coureurs pour ne pas repartir seul. Je me cale derrière eux mais petit à petit je m’aperçois que leur tempo ne me convient pas. Nous avons une belle descente et je me sens bien. Oui mais voilà je sais qu’après cette descente, il y a le dernier gros morceau de cette course avec une montée de 10 kms pour environ 1000m de D+. Alors j’hésite à partir seul à ce moment là….je passe….je passe pas……….l’instant de quelques secondes je réfléchis à la stratégie à prendre….finalement je reste bien calé derrière eux bien que leur rythme soit un peu lent pour moi mais je préfère rester prudent, la course est encore longue. Et soudain, le concurrent qui m’avait proposé de le suivre dans cette maudite montée, arrive en courant, nous passe illico en nous lançant un « ça va les gars », je vois bien que les deux autres n’y vont pas et le laisse partir, alors de nouveau ça se bouscule dans ma tête, et si cette fois-ci, maintenant que j’ai les jambes, je le suivais………allez c’est parti ma décision est prise, j’accélère et le rattrape en quelques mètres. Il doit être à peu près 23h30 et nous ne le savons pas encore mais nous passerons finalement les 10 dernières heures de course ensemble !!!!!!!! Dès le début, nous commençons à discuter « moi c’est Manu » me lance-t’il « Rapace74 sur Kikourou et toi ? » Nous attaquons alors la dernière grosse montée du parcours et je lui dis que s’il veut partir il y aille car je compte me la monter au train. « Mais non » me dit-il « on va se la faire ensemble, suis mon rythme et si je vais trop vite tu me le dis» Le rêve, tout ce qu’il me fallait quoi, nous effectuons plus d’une heure trente d’ascension et je ne m’en suis presque pas rendu compte tellement cela m’a paru facile. Le sommet est atteint et à ce moment là nous avons tous les deux la même réflexion : c’est bon nous irons au bout !!!!! Quels moments sublimes, c’est trop bon de sentir qu’il ne peut plus rien vous arriver même s’il reste encore 32 kms à effectuer. Nous enchainons les kms, n’arrêtant pas de discuter, retrouvant sa femme et sa fille à chaque ravito (un grand bravo à elles deux car elles l’ont suivi tout au long du parcours et même la nuit…..chapeau bas) Petit à petit, nous rattrapons un grand nombre de concurrents et continuons tranquillement notre route tous les deux. Dans la descente en direction de la table d’orientation d’Aiguines, nous doublons la troisième féminine et le hasard faisant bien les choses, il la connaît. Elle est blessée au genou et nous lui proposons de nous suivre. Nous faisons maintenant route à trois puis bientôt quatre, un concurrent que nous avons rattrapé prenant le petit train. Tout défile comme dans un rêve, les kms passent et je suis vraiment bien. Aux ravitos de la table d’orientation, nous décidons de nous remettre de la crème nok et les deux autres concurrents décident de repartir avant nous. Une nouvelle fois, nous nous retrouvons donc tous les deux pour aborder la dernière boucle du parcours qui va nous amener le long du lac de Ste-Croix. Et c’est là que nos galères vont commencer. Cette dernière partie sera vraiment très mal balisée et nous aurons le plus grand mal à trouver notre chemin à plusieurs reprises. Les grosses bouboules quoi, quand au bout de 75 kms vous devez par moment deviner tout seul ou il faut aller : je n’aime pas critiquer les organisateurs car je sais qu’il doit être très difficile d’organiser ce genre de course mais là je me permets de leur mettre un gros carton rouge. Dès la sortie d’Aiguines, nous nous perdons une première fois laissant vingt bonnes minutes au passage, puis quelques kms plus loin nous avons le plus grand mal à trouver notre route, il aurait fallu avoir des yeux derrière la tête pour trouver les balises mises en place : incompréhensible !!!!!!!! Heureusement dans notre malheur que nous sommes deux car cela nous permet de nous entraider et il y en a toujours au moins un des deux qui trouve le bon chemin. Malgré tout, la fatigue aidant, nous sommes un peu énervé par tout cela. Nous croisons un groupe de six coureurs qui en finissent avec la boucle et qui sont aussi en colère que nous !!!!!! Bon malgré tout cela, nous continuons notre progression autour du lac et arrivons à Bauduen à 12 kms de l’arrivée. Agrrrrrrrr…..çà commence à sentir bon !!!! Encore deux petites montées, de la rigolade par rapport à ce qu’on a vécu et on pourra laisser éclater notre joie. J’en ai déjà des frissons partout et suis obligé de me calmer un peu car l’émotion me gagne déjà. La montée après Bauduen est franchie, 5 kms, 4 kms…..les larmes me montent et il faut vraiment que je fasse un effort pour me contenir, je repense à certains moments délicats de la course et je suis en train de réaliser que j’ai réussi mon pari : 102 kms et 12 000m de dénivelé cumulé……INCROYABLE….pour quelqu’un qui ne courrai pas il y a trois ans quel chemin parcouru, 3kms………une dernière montée sur Aiguines, quelques petits mots avec Manu pour se dire mutuellement que l’on a passé un moment extra ensemble, vous savez ces moments de communion entre deux personnes qui restent gravés quoiqu’il arrive…….2 kms……j’en peu plus (non pas trop de fatigue mais je veux exploser, crier ma joie) elle est ou cette arrivée, 1 km……on y est, on est au pied du château d’Aiguines….500m on aperçoit la femme de Manu, sa fille et un copain Jérome qui viennent à notre rencontre……400m, 300m nous courons tous ensemble en criant comme des petits fous, 200m je vois ma femme, Gilles et Sylvie sa femme qui m’attendent, ça y est on va franchir cette foutue ligne que l’on rêvait de voir depuis 102 kms, 100m je laisse passer Manu avec sa femme et sa fille pour qu’il finisse devant moi, tout à fait normal avec tout ce qu’il a fait pour moi. Il est 8h55 le 29 juillet 2008 et après 23h25m d’efforts sur des terrains hyper techniques et une chaleur étouffante, je réalise que je viens d’accomplir un truc ENORME (il n’y aura que 47 participants dans les délais sur 253 partants) !!!!!!!!! Une dernière poignée de main avec Manu et voila le Verdon est fini !!!!! En conclusion, je dirai que j’ai vécu 24 h que je ne suis pas près d’oublier et qu' hors mis une grosse galère dans cette fameuse montée, j’ai franchi relativement sereinement ce Verdon tout cela étant de très bon augure pour La Diagonale des Fous qui reste l’objectif principal de ma saison. Merci de votre visite !
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Que des coureurs / coureuses Furieux !!!
Détail sur les courses, vie des clubs
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